Forum de la Guilde des mercenaires
 
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 Gabrielle ou Etna'ki

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Gabrielle
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MessageSujet: Gabrielle ou Etna'ki   Gabrielle ou Etna'ki Icon_minitimeSam 27 Juin - 22:09

C’était il y a, bien plus que, longtemps, une terre hostile et dure. Nul ne s’y aventurait. Personne n’était assez fou pour cela. Pourtant, mon vieil ancêtre s’y osa, après avoir acquis cette terre en héritage.
Elle était capricieuse, mouvante. Un arbre ne reste pas à la même place chez nous. Pou se repérer, nous devons suivre les étoiles et le soleil. Plus d’un pisteur se sont cassé les dents ou y ont péri. Leur mort fut utile… cela nourrissait nos fauves naturels.
Héargis, mon aïeul, cultiva ces terres. Il la travailla sur une minuscule partie afin que le reste garde sa nature. Il nomma son territoire : « Les terres malicieuses ».
C’est à ce moment là que notre nom de famille changea pour devenir la famille de Malice.

Je suis Atna’ki. Héargis était mon arrière grand-père. Je suis la fille d’Erutan et d’Abélia. Erutan était un homme fort mais qui ne vécu pas assez longtemps pour me voir naitre. Alors ma mère se remaria afin de grimper dans l’échelle sociale de la tribu de laquelle nous venions.
Abélia était une femme simple qui ne demandait pas grand-chose de la vie sauf réussir là où sa mère avait échoué…

Depuis que le monde est monde, les femmes de la famille acquièrent des dons particuliers. Très vite, nous avons appris la valeur de la canalisation des effluves, l’essence, pour faire de la magie. Nous ne lançons pas de sorts, ni de malédictions. Nous invoquons nos dieux pour recevoir un cadeau d’eux.
Les hommes ont reçu un savoir pour faire la chasse et la traque. Ce sont d’excellent combattant. Il y a quelques fins stratèges mais… voilà…

Notre famille a tenté de se développer de génération en génération. Gravissant doucement l’échelle. De son remariage, ma mère devint la femme du chef du clan voisin et voulut me donner un sens de la vie qui lui était propre. Malgré tout, elle refusa que j’oublie les traditions familiales.
De ce faite, je devais voir la vieille sorcière de mon village natal pour m’enseigner son art. Je haïssais cette femme. Elle se disait soigneuse et généreuse envers son prochain. Gnorga était mauvaise et maudissait toutes personnes sans magie qui la contraient.

Une nuit de sabbat, la nuit de mes quinze ans, je découvris une face de ma famille qui les conduisit à leur perte. Evengeline, …, Evengeline était une jeune femme pas plus âgée que moi. Une gigantesque cascade rouge parcourait ses formes. Deux pierres précieuses s’étaient incrustées dans ses yeux. Sa peau était si claire qu’un lège halo blanc l’entourait. Pourtant son regard était triste,… Sa vie n’avait pas du être belle.
En de nombreux point c’était mon image. Quand nos regards se croisèrent, on comprit que nous partagions les mêmes parents. D’un coup, on s’embrassa et, sans un mot, on savait qu’on ne voulait plus jamais se quitter. Elle était mon grand amour, mon premier amour sincère.

La cérémonie se déroula, main dans la main. Gnorga et Abélia s’avérèrent au centre du cercle des rituels et invoquèrent l’une des plus anciennes traditions du clan de sorcière…
« En cette nuit, nous invoquons la déesse de la lune pour être l’arbitre du rite ancestrale… L’enfant unique… » Evengeline et moi, nous eûmes le sang glacé. « Vous devrez vous battre jusqu’à la mort de l’une d’entre vous. »
Le combat fut rude et ce du au faite que c’était à contre cœur. Elle me vaincu. La bienheureuse ! Et alors que je ma dirigeais vers un autre monde, je fus aspirée brusquement. J’atterris dans son corps.

Evengeline était déjà une puissante sorcière. D’un corps, elle y enferma deux âmes. Cette situation était précaire car un corps humain n’est pas fait pour supporter plus d’une âme. On se partageait la présence. On discutait malgré tout.
Elle m’avoua qu’elle avait massacré le clan entier de la sorcière ainsi que ses plans. Elle me domina pour arriver à ses fins.

Au bout de deux ans de cohabitation, elle fit tout pour devenir une créature noire,… un vampire. Plusieurs meurtres plus tard, et deux milles ans, Evengeline arriva dans une forteresse nommée « tour de sang ». Elle y rencontra son premier amant, son premier amour, son premier confident… Dekmaar. Mais elle se coucha dans le lit du Kalcombe Abélard pour obtenir des pouvoirs.
Ces pouvoirs lui permirent d m’offrir un nouveau corps. Je m’en allai bien vite. J’étais à nouveau humaine.

Lors d’un rituel, je fus confronté au maître du temps ; Je lui dérobai son pouvoir qui se manifesta par un énorme trousseau de clefs.
Peu de temps après ces évènements, je fut capturée et envoyé à travers un anneau magique dans un autre monde. C’était flagrant car l’environnement avait changé de tout au tout. J’avais peur et ne voulais pas user les quelques pouvoirs du trousseau de clé du maître du temps. J’accepté mon sort. On m’implanta une créature, … un ver… un parasite en moi. Il prit le dessus sur mon corps… J’aurais du me sauver quand j’en avais le temps… ou pas…
Pendant plusieurs millénaires, nous avons cohabité dans le même corps et traversions la porte des étoiles, ainsi était nommé l’anneau magique qui nous emmenait sur diverse monde selon l’ordre dans lequel nous mettions les symboles de ce peuple. Elle se faisait appelé Gabrielle. Elle l’avait choisit pour donner un symbole d’espoir dans le monde d’où venait les … humains car Sokar avait créé une religion en étant le mauvais dieu, le diable, dieu des enfers. Nous créâmes cette entité pour que nous puissions un jour venir aider des compagnons valeureux pour les sortir de se mauvais sort.

Nous voyagions… comme je le fais depuis des siècles quand nous arrivâmes dans l’antique Grèce. J’avais ouïe dire qu’un oracle me demandait. Cela nous taraudait l’esprit. Je ne dormais plus depuis longtemps, depuis l’appel que cette personne m’avait fait. Nous décidâmes de nous retirer de la hiérarchie des faux dieux qui nous dominaient. Nous étions bien conscientes que nous serions poursuivies si nous nous retournions contre les ordres du plus puissant de nous… Râ. Elle s’effaça et se mit en sommeil pour nous protéger. Quand j’avais besoin d’elle, elle arrivait avec une rapidité prodigieuse. Après cette période, j’avais décidé de répondre à son nom… Plus personne de ma famille ne pouvait être encore de ce monde.

« Je courrais dans une forêt accompagnée d’une inconnue. Je n’avais pas de haine ni d’affection particulière envers elle. On se suivait. On avançait droit devant. Je ne pensais à rien, sauf à accomplir une mission… que je ne connais pas encore… Une mission… De quoi ? Je n’ai aucun autre but que de sauver ma sœur…Pourtant… Je vois cet homme…Il m’y aidera le moment venu… Il est si jeune et si gentil avec moi… Deux vertus auxquelles je ne succombe jamais… sauf cette fois… Je le sais… Je le sens. Le ciel et noir et pourtant une lune couverte de sang jaillit dans la nuit. Ces deux signes sont en désaccord… La voute est calme… Le sol est en éruption… Je ne comprends rien… Je ne comprends plus… Cinq ombres apparaissent devant moi… Ensuite, une foule de semblable s’unissent à eux… Les cinq les dirigent… Les autres massacrent dans les règles de l’art mais aussi sous une forme d’honneur… Et si ça ne se fait pas… Le monde commence à s’assombrir. La terre se fissure et se casse. Il y a plus de cadavres sur ma route que si les autres avaient tué. »

Je me réveille en sueur. Puis j’ai froid, tellement froid. J’avance encore et encore vers cet oracle qui m’appel… jour… et nuit… Jr veux savoir ce que l’on me destine. Mes nuits deviennent de plus en plus dures à supporter.

J’ai changé une fois encore mon apparence…pour ma survie. Je n’ai pas un corps sublime ni une beauté impénétrable. J’ai d’énorme défaut… Mais les millénaires que je porte m’ont appris à cultiver le charme que je possède, à mettre en avant des atouts insoupçonnés. J’espère que l’homme de mon rêve me reconnaitra malgré mes nombreux changements… couleurs de cheveux ou de coupes, tenues vestimentaires… riches, pauvres, etc. Agaberte m’a beaucoup enseigné l’art du déguisement. C’était la fille du géant Vagnoste du Nord. Elle m’apprit aussi à obscurcir le soleil, la lune et les étoiles.

Avant d’arriver chez l’oracle je me retrouvai confrontée à un carrefour…point de jonction de quatre chemins, c’est notre lieu de prédilection pour la sorcière. Nous nous y réunissons pour tenir un sabbat. Mais ce sabbat nécessitera-t-il la mort d’une poule noire ? Quelles sont les intentions de ces sorcières ?
Le soir même j’attendis le sabbat. Toutes sorcières qui croisent un carrefour doit s’y présenter. C’est notre loi. Pourtant je sentais que ça ne présageais rien de bon pour le monde. Une poule noire fut apportée. Subtilement, j’empoisonnai la poule afin qu’elle ne soit pas sacrifier dans le cercle de rituel. L’invocation du dieu ultime du mal n’est pas utile. On évita le pire.
Durant mon sommeil je partis pour des terres oniriques. J’y croisai diverses personnes. J’avais pour but de retrouver le chaos universel et d’implorer l’âme de ma sœur. Un certain Kurnack avait des envies de pouvoir trop oppressant pour moi. Je déteste que l’on me domine. C’est la place des dieux et uniquement des dieux. Fanaloka m’intrigua aux abords mais mon opinion fut renforcée. Je n’appréciais pas que l’on m’ordonne. Cependant, elle y fit des rencontres forts intéressantes… Arkadès, il combla le vide dans mon lit durant le rêve… Namhias que je n’hésitai pas à faire semblant de le sacrifier pour un rituel et avec qui je quittai la faction des damnés… Il m’avait offert quelques connaissances supplémentaires aux miennes pour la réalisation d’une de mes œuvres. Imariel… Quelqu’un de très mystérieux, avec qui je ne liai pas plus d’amitié.

Après cet évènement, je décidai de quitter ce groupe qui ne sait pas toujours la valeur de chaque membre… Mon voyage se poursuivit dans le monde réel…

Je rencontré une jeune femme en Grèce, Euryale. J’avais pris soins de protéger sa famille durant mes périples à travers cette terre. Elle aussi avait été convoquée par l’oracle de Grèce. Nous échangeâmes quelques mots avant l’entrevue. J’étais destinée à la revoir. La vision de l’oracle m’expliquait mon rêve que j’avais eu mais en incomplet. Quoiqu’il en soit, je devais réunir ces personnes et nous allier sous une même bannière.
Aussitôt sortie du repère du médium, je recherchai ma petite protégée. On se retrouva dans une taverne où l’on comprit que nous avions un destin en commun. On chercha tous les jours après nos allier… Mais au bout de quelques années, on se fatigue vite si on ne voit pas le bout du tunnel… surtout quand on est aussi jeune que ma petite gorgone.

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MessageSujet: Re: Gabrielle ou Etna'ki   Gabrielle ou Etna'ki Icon_minitimeSam 27 Juin - 22:10

Des hommes, il y en a tellement en ce monde...Par contre des démons… C'est plus difficile a trouver sauf pour qui sais s'y prendre.
Ce fut mon idée, un lieu connu de Gabrielle... remplit d'être malsain et malfaisant. Dans la ville majestueuse de *** qui s'étend aussi bien vers le ciel que dans les boyaux de la terre. La bas est construit un bar de briguant dont une alcôve mène directement vers les catacombes. Par mégarde la sage eu le malheur d'émettre l'existence de se lieux et la jeune ne se lassa d'en connaitre plus et enfin de vouloir y allez. Et y réussir grâce a un bête paris.

C'est la que par une fin d'après midi d'hivers nous entrâmes dans la dit ville afin de nous présenter a l'une des fêtes de l'endroit.
Les rues n'avaient pas besoins de la nuit pour être sombre. Les odeurs d'égouts prenaient a la gorge. Certains cartiers étaient inondés, et les luxueuses demeures étincelaient en hauteur d'un blanc immaculée. Nous prîmes un logement pour une nuit dans une auberge. la chambre devais être somptueuse jadis. Des murs de pierre sculptée tel de la dentelle, deux grands lits séparés d'un mur et du mobilier vétuste.

Au moment où nous y avons demeuré, la peinture s'écaillait, les lit sentaient la moisissure et le velours trop usé des baldaquins était piège a poussière et insecte. Mais au moins nous pouvions allez et venir a notre guise sans soucis dans la ville.

Alors que la lune montait dans le ciel, nous nous sommes engouffrées dans un des cartiers déchus. J'avais de l'eau jusqu'aux chevilles. Le bas de ma robe était maculé de boue verdâtre. Je me appel avoir pensé que c'était absurde de m'être fait coquette pour ensuite devoir patauger dans les égouts. Une si jolie robe de soie brodée noir, ajustée au corps. Mais que pouvais-je prévoir de ce qu'il allait arriver. Moi qui ne connaissait rien du trou ou l'on se précipitait. Je suivais temps bien que mal Gabrielle. Je savais que c'était a contre cœur qu'elle avait cédé a ma requête. Cela se faisait sentir, elle parlait peut et avançait vite.

On s'arrêta devant une porte ouvragée. Elle me regarda dans les yeux puis frappa. Durant le laps de temps qui suivit je passait du doute a l'espoir. Tout ce que j'avais vu jusqu'ici était délabré. Je me suis dit qu'il était trop tard que tout ce que nous trouverions serait poussière. Puis des pas retentir et l'espoir revint. De la lumière sous celle ci, puis un loquet qui se déverrouille. Un garde d'entrer très imposant. La première salle était un vestiaire. J'y ai laissé mon manteau et le nain laideron charger des rangements me dit: " c'est tout?" d'un air un peut perplexe. Gabrielle me pris la main et lui répondit que j'étais trop timide pour le moment mais qu'elle y travaillait. Le garde et le nain rirent grassement. Je commençais a comprendre ... On nous offrit un masque le miens avais un serpent jade.

Gabrielle qui tenais toujours ma main me tira derrière le rideau qui menais a une seconde salle. Celle ci contrairement au vestiaire était lumineuse. C'était sur une bacchanale que se déversait mille flammes de chandelle. Je restais étonnée, je crus tout d'abord a une charmante blague de la part de Gabrielle. Tout ici était superbe, mon ancêtre devais connaitre de tel fêtes songeais-je. Mais perdue dans mes pensés je n'avais pas sentit Gabrielle partir. Et c'est la main glacé d'un vampire et son jumeau qui me tirèrent de la rêverie. Parfaitement méconnaissable sous leurs déguisement a qui ne sais rien de la magie.

A mon air apeurer l'un eu les yeux pétillant. Je lus sur son visage qu'il ne ferait de moi sa prochaine croqué si je restais trop dans les parages. Sur ce je m'éloignais a grand pas, bousculent au passage un faune. Celui ci se retourna et m'enlaça. La situation me fit monté le rouge aux joues mais je tentais de resté impassible et de la voie la plus plate que je pus " Pouvez vous me montrez l'alcôve sombre s'il vous plait ". Il rit, et tenta de m'embrasser. Qu'avait-il compris ? Certainement des avances. Je me libérais d'un coup de genou dans l'entre jambe et recommençais a fuir parmi la foule. Les deux vampires m'enlacèrent au tournant d'un couloir. Chacun d'un coté de ma personne, un bras sur ma taille et l'autre saisissant ma main. Leur force était-elle que je ne pu m'en défaire. Quasi portée ils m'entrainèrent vers ce que je croyais être une fenêtre. Mais a ma grande surprise, le rideau cachait un large escalier descendant. Au fur et à mesure l'odeur du soufre joint à l'encens devenait de plus en plus forte. Ils étaient rapides, je n'ai pas su compter les marches. On dépassa une grille en fer forgé. Et Enfin abouti dans une crypte au plafond haut. La je vis Gabrielle au milieu de l'assemblée les bras croisé et le regard noir.
« Merci Mercinek, Merci Alteric. Je n’en attendais pas moins de votre part. » Visiblement elle connaissait les deux créatures. Son ton suave n’était destiné qu’à eux. Car elle m’attrapa par le poignet quand je fus à sa hauteur. D’une main ferme et dure sur mon bras trop faible. Mais telle une poupée disputée les vampires me retenaient. Je fus vite lasse de cette situation. Plus instinctivement que d’une façon réfléchie je pétrifiai les trois personnes. M’extirpant ainsi de l’emprise des deux assoiffés de sang et me collant au dos de ma protectrice avant la fin du sort. Quand ceux-ci reprirent conscience c’est avec une surprise mal cachée. Vexé même d’avoir sous estimé l’innocence de la jeune fille.
On resta dans la même ville jusqu’au déclin de la lune. Mais nulle trouvaille… Juste pour moi la découverte d’un coté du passé moins formel de Gabrielle.
****
Je ne sais plus vraiment depuis combien de temps je voyage avec ma protégée, mais j'ai souvent des souvenirs d'aventures vécues ensemble. De plus, notre tâche était bien difficile... Déjà bien assez pour une personne aussi... Ancienne que moi... Je n'ose pensée pour Euryale.

On ne savait pas quel élu allions-nous rencontrer en premier. Une fois, nous avons cru les avoir trouvé, du moins un.

Je venais de fêter mon nième anniversaire. La chambre embaumait la rose blanche au petit matin. Après plusieurs siècles, on apprend à détecter ces petits détails de chaque chose, ces choses qui font de la vie une surprise constante additionné à de nouveaux délices à savourer.

Euryale me les avait offerts. Je lui avais révélé mon âge et ma date d'anniversaire. Cela faisait deux ans qu'elle me cuisinait.

Elle me souriait, je lui souriais. On vivait bien ensemble malgré son manque total d'expérience. En même temps, c'était une jeune "gorgone". Je l'excusais très vite.

Je voudrais lui faire ses expériences pour qu'elle soit aussi avisée que si elle arrivait en fin de vie. Je lui cédais beaucoup de choses même si je n'en donnais pas l'impression.

Ce soir-là, on sortit voir les festivités de la ville, ***. Une nuit de plus de recherche mais aussi de détente. On ne pouvait pas toujours tenter d'accomplir notre destin. Parfois, c'était à lui de se présenter à nous.

Vêtue de robe de la dernière mode, humecter de parfums les plus chers et plus luxurieux, maquillée dans les traditions de la région, nous étions méconnaissable. Je n'avais plus mon armure ni mes vêtements d'homme du nord... bien pratique pour les longues périodes de pèlerinage.

Tous les hommes seuls nous regardaient avancer, pas après pas, marche après marche, pavé après pavé, dans les ruelles en fête.

Il y avait de la lumière partout, à tel point que l'on se serait cru de jour. Des sons de diverses chansons résonnaient et s'entrechoquaient sur les murs. Mais ensemble, les chansons formaient une grande mélodie harmonieuse et pas un vacarme de tous les démons comme on l'aurait pu croire.

Nous marchions sur le rythme endiablé de la musique tout en nous trémoussant.

Je cherchais des yeux une future victime, un amant pour une nuit, des bras réconfortants. Casser ma solitude nocturne pour une fois. Euryale devait probablement chercher la même chose ainsi que le moyen que l'on s'enivre en s'adonnant à la danse. Nous avions des besoins qui ne sont que rarement assouvis.

Au bout de plusieurs verres d'hydromel, de mouvements suaves, corps à corps avec des hommes bien bâtis, nous étions déjà plus décontractées. Les encens ajoutaient une saveur subtile à ce moment. Je me demandais si elle se laisserait ensorcelée comme elle le fut il y a quelques années par ces deux vampires.

Elle était souvent sage et je savais qu'un jour elle trouverait un homme digne d'elle et non l'inverse. J'avais vu en songe l’homme qui m'était destiné ainsi que son... jaffa qui sera le sien. Jaffa... C'était il y a une éternité... Moi, la Tok’Râ, lui, le jaffa... Pourvu qu'il m'accepte en temps que personne.

Un splendide démon de luxure avait pris pour proie Euryale. Il ne lui voulait pas énormément de mal... que du contraire. À chaque source de plaisir qu'il offre, ils s'en nourrissent d'une part. Mais pour chaque sensation ou sentiments d'aversions, ils sont affaiblis. De ce fait, sont-ils vraiment des démons? Est-ce que faire du bien autour de soi est une mauvaise chose quelque soit la manière de bien-être acquis?

Je reconnu vite cette créature car j'en avais déjà fréquentés durant mes multiples vies.

Durant cette nocturne, j'y ai croisé de multiples races, toutes différentes avec des buts tout aussi éclectiques. Euryale en a peut-être remarqué un quart de cette population. Elle avait encore le temps de les rencontrer. Bien qu’intérieurement, j'aurais bien provoqué ces carrefours prématurément.

À sa manière, elle resta sage... Elle prit au démon le bonheur et le plaisir dont elle avait besoin. Puis... Elle le laissa seul. Elle avait assez ris, souris, mangé, bus, frissonné, désiré,... Il y avait peut-être plus... Je ne lui ai jamais demandé... Ce sont des choses qui ne se disent pas même si le lieu et l'époque le faisait sans vergogne.

Je n'ai pas suivis son exemple... du moins à ma manière. Le mâle qui avait réchauffé ma couche avait des ambitions cachées... me prendre, me voler un bien qui m'était capital... les clefs du temps.

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MessageSujet: Re: Gabrielle ou Etna'ki   Gabrielle ou Etna'ki Icon_minitimeSam 27 Juin - 22:10

Au réveil, il était attaché par la gorge à une chaine de bonne manufacture au mur. J'avais convoqué Euryale pour qu'elle apprenne l'art de la torture, celui de la mort lente et quelques dons que lui avaient lèges ses ancêtres.

Son visage était neutre... pas de plaisir, ni de dégouts. Ses gestes étaient sûr, ordonnés, sa voix claire, audible, froide. Il tint ainsi durant deux jours et une nuit. Il avoua ses fautes. Enfin, il succomba à ses blessures.
C’était un autre enseignement qu’elle devait apprendre. Euryale l’appliquait avec beaucoup de minutie. Pas de faux pas. Pas de blessures trop profondes. Pas de douleurs inutiles. Ils parlaient tous sous nos mains. J’étais fière de mon élève.
Elle avait un air d’enfant sage, jeune fille humble et chaste, sans noirceur. Toutefois, elle pouvait montrer une face de sa personnalité qui en effraierait plus d’un… Elle n’aimait pas faire le mal mais Elle avait de la pitié pour certain. Mais quand l’acte était trop criminel à son gout, elle devenait cruelle et froide.
****
Ni le vent, ni le froid n’avaient réussi à mettre à bas les durs remparts de forteresse nordique, Idriace. C’est la que nous fumes contrainte d’attendre la fin de ma grossesse. J’avais crains la colère de Gabrielle. Mais ce « contretemps » n’était qu’une bête année dans son éternité. Dans mon fond j’avais un fort désire maternel. Un désire que je ne fus pas décidée à refouler. Et ce qui devait arriver arriva, en cet hiver de mes 125 ans. De ma chaire naquis une fille. Je ne faisais pas défaut à la tradition et la nomma Euryale. Comme moi... Comme beaucoup d’autres âpres, du moins je l’espère. La frêle enfant n’aurait pas supporté un départ trop hâtif. Nous restâmes donc la jusqu'à la mi-printemps. Cette période m’apporta un grand bonheur. Nul homme était nécessaire à notre ménage trois. Des visites en ma famille s’imposèrent.
Le temps passa vite, trop vite… L’enfant eu bientôt seize ans… Bien trop intelligente pour son âge et le monde dans lequel elle vivait. Nous n’avions pas fait plus attention que cela. Certains la voyaient comme dangereuse. D’une décision commune, on retourna à Idriace. Malgré mon désarroi, le plan se déroula sans accros .Il m’est dur d’y repensé malgré tout ce temps. Je n’ai pas eu non plus d’autres enfants depuis.
On fit un festin au village le plus proche pour son seizième anniversaire. Les questions fusaient dans sa belle blonde. Les mensonges ne furent pas aisés. Mais il fut facile de versé le somnifère dans son verre. Une fille ne se méfie pas trop de sa mère. La nuit-même alors que la lune était pleine et couleur cervoise. Dans les cryptes de la forteresse je déposais ma fille dans un tombeau de granite. Plongé dans un liquide magique. Agrémenté de mes larmes et baisés….On y laissa en stase la chair de ma chair jusqu'à ce que l’époque lui convienne mieux. S’il m’arrivait malheur elle serait libérée instantanément de sa prison. Gravée sur le réceptacle quelques mots. Elle comprendrait vite… Dans mes prières aux dieux, j’adresse plus de ferveur que je ne l’ai fait pour le reste. Afin que jamais cette possibilité n’arrive.
*****
Euryale souffrait encore de la séparation entre elle et sa fille alors que plusieurs années s’étaient écoulées. Je comprenais sa douleur d’une certaine manière. Je n’avais pas pu garder au près de moi mes propre enfants… ou ceux de la vrai Gabrielle… Je ne sais pas à qui sont les enfants… Ils sont nés de mon corps avec une apparence humaine mais une connaissance de la race du symbiote qui vit en moi. Nos arsyésis nous manquaient, ça brûlait notre cœur.
Je tentai de la réconforter en lui expliquant mon souvenir lourd, l’obligation de les cacher à travers tous les mondes pour qu’aucun Goaul’d ne les capturent pour leur intérêt personnel. Je pense qu’elle avait compris le besoin de protéger nos familles pour eux et pour notre quête.
À nos dépend, nous avions acquis un savoir qu’aucune mère devrait vivre. Mais je savais quel serait notre destin… qu’elle rencontrerait la personne qui soignerait ses blessures. Il libèrerait sa fille ainsi que son âme saignante. Depuis la séparation, elle ne s’approcha d’aucun mâle quelque soit l’espèce. Elle restait chaste malgré les tentations qui l’entouraient.
Un succube la voulait pour lui. Il était tellement vexé de ne pas l’avoir conquise qu’il s’acharna pendant des jours et des nuits. Rien n’y faisait. Il en était même venu à demander l’aide aux pseudos médecins ou aux sorcières. Les élixirs, les potions, les rituels, les sortilèges, etc., Lalucide lui avait tout donné. Toujours rien. Il nous suivait sur nos multiples chemins. Il n’en pouvait plus.
L’idée la plus original pour un démon du sexe consistait à la séduire comme tout humain le ferait… Je ris encore des tentatives vaines… Fleurs, cadeaux, tendresses, politesse… Il était gauche, pas habitué à ces pratiques qu’il considérait comme ridicule et minable. Au final, il devait accepter que les barbares, les faibles humains, avaient un langage entre eux qui restait complexe par rapport à la magie qu’il utilisait depuis la nuit des temps.
Il abandonna après trois mois de défaites. Puis il s’attaqua à moi… j’étais un second choix… Je n’aimais pas ça… Je lui offris la chance de retourner au près de son peuple défunt… On continua notre route cherchant plus activement qu’au début. Je ne voulais pas laisser Euryale dans cet état plus longtemps. Elle méritait d’être heureuse… Je devais lui rendre ce que le destin lui avait volé.
On parcourut le monde. J’avais l’intime conviction que nous les trouverions dans aucun autre monde. De pays en pays, d’état en état, nous voyagions… Lorsqu’on s’approcha trop près du royaume de Yu, je me cachais plus qu’à l’habitude. J’avais cependant envie de voir les rempares qu’il avait fait érigé pour se « protéger » des éventuels envahisseurs.
Nous n’avions pas prévu de découvrir qu’une partie du mur avait été détruit par les mongols… Les rumeurs parlaient cependant de deux jaffas… deux shol’vas qui les auraient aidés… Un indice. Nous avions enfin trouvé un indice pour trouver deux membres de notre futur groupe.
Euryale et moi ressentions une joie en entendant cette nouvelle. Nous avancions dans la bonne voie. On s’associa avec le chef mongole qui les avait engagés. Il savait par où ils étaient partis et allait aller dans cette direction.
Deux nuits plus tard, la troupe de guerrier attaqua un village isolé et maigre en ressource. Je n’étais pas d’accord avec ces pratiques mais ça nous guidait vers notre but.
Soudain, j’aperçus deux jaffas de hauts rangs de types égyptiens au beau milieu de l’Asie centrale. Ils étaient des primas d’apparence de deux dieux différents… Anubis et Horus… sans hésiter, je hurlai :
Jaffas kree Tok’Râ.
Ils n’attaquèrent pas. Au contraire, ils enlevèrent leur casque. Je reconnu aussitôt l’homme de mes songes et Namhias…mon ami. Je l’appelai mais il ne répondait pas à ce nom. Ça me semblait étrange qu’il soit si différent à ce qu’il avait été dans le rêve onirique après notre départ de la faction des damnés…
L’autre individu s’approcha et me demanda si nous les cherchions. J’avoue que je ne savais pas quoi répondre sans pour autant les rendre suspicieux. Ensuite il voulu savoir mon nom ainsi que ce que nous voulions.
Je suis Gabrielle ! Et je cherche deux hommes que j’ai vus en rêve. Tu en fais partis…
J’étais impatiente de savoir quelle réaction il aurait face à ma révélation. « Dans quel but ? »
Nous sommes voué à créer un groupe de mercenaire… J’ai besoin de toi et de Namhias.
Il m’arrêta pour m’annoncer que son camarade portait un autre nom : Grigan. Je comprenais mieux ce qu’il se passait. Mais pourquoi ? En même temps, il continua à me questionner… c’était bien normal.
Personne ne m’envoi… Je souhaite rallier tous les mercenaires sous une même bannière, la guilde des mercenaires… Tu es un sholva… sans patrie… Tu vends tes services pour te loger, te nourrir, ça c’est être un mercenaire… quelle que soit le service rendu. Tu n’as rien à y gagner, rien à y perdre…
Il nous rejoignit Euryale et moi. Ramiu’s était des nôtres.
« Ça fait plus de dix ans que je suis un mercenaire. Je ne sais pas ce que je pourrais faire d’autre. », conclut Grigan.
Peu après, il me demanda si nous nous connaissions… Je n’avais aucun doute… c’était Namhias. J’activai mon dispositif du ruban pour lui raviver la mémoire qu’il avait perdue. Instantanément, il se souvint de tout…
Tous les quatre nous nous mirent en route à la recherche du dernier membre manquant après une brève explication.
Quelle ne fut pas ma surprise quand nous arrivâmes en Inde ? Dans un coin sombre, je distinguai la silhouette d’une vieille connaissance… Norohlwaik. Toutefois, une emprunte de malice et de vice dans ses yeux me firent comprendre que Néméréfit régnait enfin sur ce corps articulé comme un pantin.

J’avais trouvé le démon qu’il nous fallait. Le groupe était au complet. Au final, il nous restait qu’à agir sur notre destin.

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